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Lancement des Ateliers Démocrates de Bordeaux

le 3 juin 2011

 

 

 

 

 

INVITATION

« Nucléaire : réalités, fictions et alternatives »

Vendredi 24 juin à 19h
Restaurant EL ASADOR, 7, quai de la monnaie, 33800 BORDEAUX

 

en présence de :

Martine Griffon-Fouco
Ancienne Directrice de la centrale nucléaire du blayais

Jean-Yves Grandidier
Directeur Général du groupe VALOREM

Alain Silvestre
Médecin radiologue

[Télécharger l'invitation]

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Voeux 2011 d’Alain Cazabonne, Président des Elus Démocrates

le 12 janvier 2011


Voeux 2011 d’Alain Cazabonne, Président des Elus Démocrates

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Le zoo de Pessac rate une marche

le 16 octobre 2010

Le candidat au rachat du parc animalier se désiste.

Le zoo a déjà, entre autres animaux, des pandas de Chine, pourquoi pas celui du WWF ? Le zoo, futur parc animalier, va-t-il se transformer en fosse aux lions ? Plus modestement, l’opposition de droite pessacaise, pense avoir soulevé un lièvre : l’appel d’offres infructueux pour la délégation de service public (DSP). Le seul candidat s’est désisté. « Croustillant », selon Franck Raynal, chef de file de l’UMP : « Le motif invoqué est que le modèle économique présenté n’est pas viable ! Cela ne manque pas de sel lorsque l’on sait que tout le projet est parti d’une idée de Stéphane Da Cunha, ainsi qu’il nous l’a dit lui-même en 2008 ».

Stéphane Da Cunha est l’ancien propriétaire du zoo de Pessac, gérant, depuis le rachat par le syndicat mixte constitué par la CUB et les villes de Pessac et Mérignac. Il est l’un des trois associés de la société ARSTEOL intéressée par le projet de parc à thème, animalier et végétal, cher à Alain Rousset, du temps où il était maire de Pessac, avant de devenir président de région.

La solution de la droite

Selon la droite et le Nouveau centre, c’est la fin des haricots : « À moins de faire ce que nous avons toujours préconisé : laisser le zoo là où il est, en le développant, au lieu de le déménager au Bourgailh et arrêter ce projet démesuré (15 hectares au lieu de 4,5) qui va coûter cher au contribuable », affirme Éric Martin (UMP). « La collectivité a déjà racheté un zoo sans le terrain, 2,6 millions d’euros, soit 52 fois le prix payé par M. Da Cunha cinq ans avant (50001 euros en 2004). » Certes, mais à l’époque il accueillait moins de 30 000 visiteurs, alors que cette année, dans une conjoncture difficile, il progresse encore et va dépasser les 90 000, après des aménagements successifs.

Stéphane Da Cunha passe sur les attaques « polémiques » : « Que le modèle présenté aujourd’hui ne soit pas viable, ne signifie pas que tout est perdu. À ARSTEOL, où nous avons une certaine expérience (plus d’un million de visiteurs par an, 20 millions de chiffre d’affaires et 20 ans d’existence), nous restons convaincus qu’il y a place pour un beau projet, ici, dans la CUB. Il faut simplement modifier des paramètres du cahier des charges, être ambitieux et réalistes. » Stéphane Da Cunha parle de « petit raté » : « Il est rare qu’un tel projet marche au premier coup. »

Nouveau projet en décembre

Alain Rousset persiste et signe : « C’est difficile à monter, mais unique pour l’Aquitaine, région touristique. Dans les marchés publics, il y a souvent des appels d’offres infructueux. » Patrick Guillemoteau, président du syndicat mixte, voit une « péripétie » et se dit « ne pas être surpris » : « Il y a eu quelques signes et on n’a pas attendu pour envisager des solutions de rechange. Paradoxalement, notre projet était peut-être sous-dimensionné pour attirer de gros investisseurs. On présentera quelque chose dans deux mois. »

Parmi les pistes, il y aurait WWF, un sacré label… Mais rien n’est fait. Il ne faut pas vendre la peau du panda… « L’idée, c’est d’aller au-delà du concept de parc animalier, avec la notion de conservation d’espèces in situ », explique Raphaël Dupin directeur du syndicat mixte. « On participerait à leur maintien dans leur milieu d’origine. Le retour serait pédagogique : films, conférences, expos… » Une orientation qui ne déplaît pas aux Verts, un peu sur la réserve. « On accompagne la majorité. Mais pour l’instant, on est dans une position d’attente », dit Frédéric Danjon.

Alors que sa ville vient d’être labellisée Capitale de la biodiversité (notre précédente édition), le maire Jean-Jacques Benoît pense que les porteurs du projet ont le temps pour eux : « L’opposition croit soulever un lièvre ? Qu’elle se souvienne du lièvre et de la tortue. »

Willy Dallay / Sud Ouest

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Réforme territoriale : « Je doute que la loi puisse s’appliquer en l’état »

le 12 octobre 2010

Entretien de Jean Arthuis, Sénateur Union Centriste

La commission mixte paritaire (CMP) chargée de rapprocher les positions des députés et des sénateurs sur le projet de réforme territoriale se réunira demain.

Un accord de compromis à la CMP vous paraît-il possible ?
J’en doute. Tout est possible bien entendu, mais, à mon avis, un compromis me paraît extrêmement difficile tant les députés, lors de la deuxième lecture, ont eu peu d’égard pour le vote des sénateurs. Face à cette attitude péremptoire, il n’est donc pas exclu que l’on doive aller vers une troisième lecture devant le Sénat.

Est-ce que le mode d’élection du conseiller territorial est la véritable pierre d’achoppement du texte ?
Oui. Ce projet de réforme des collectivités territoriales a été vampirisé par les dispositions portant création des conseillers territoriaux. Pourtant il y a des avancées appréciables sur certains points dans ce texte, notamment le renforcement des institutions de coopération intercommunale. Politiquement, beaucoup d’attention s’est focalisée sur la fonction des conseillers territoriaux alors que l’on n’a pas défini les responsabilités respectives des départements et des régions, que l’on est parti de l’idée que l’on allait substituer aux 6.000 conseillers régionaux et conseillers généraux 3.000 élus. Résultat : il est question d’avoir 3.439 conseillers territoriaux qui se substituent aux 1.880 conseillers régionaux.

L’idée de créer un conseiller unique à la région et au département était-elle la bonne ?
Il aurait d’abord fallu dire ce que l’on voulait faire des départements et des régions. Si l’idée est de les fusionner, il faut le dire clairement. Ce que je sais aujourd’hui c’est que certaines responsabilités exercées par les départements ne peuvent être exercées par les régions pour des raisons de proximité. Il faut donc maintenir un échelon départemental.

Est-ce que la demande des centristes pour une part de proportionnelle est non négociable ?
Au départ, on nous avait présenté le projet de conseiller territorial assorti d’un engagement sur une élection partiellement à la proportionnelle. Or aujourd’hui il n’y a rien ! Cela hypothèque donc le résultat de la commission mixte paritaire. En outre, en revenant au suffrage uninominal, on va porter un coup assez sévère à la parité. S’agissant des compétences, on nous avait également dit qu’il y aurait d’ici à un an une loi spéciale pour procéder à leur clarification. Or cela a disparu à l’Assemblée nationale.

L’application de cette loi est donc mal engagée ?
Je pense que ce qui va susciter la réforme des collectivités territoriales, c’est d’abord et avant tout le gel des dotations versées par l’Etat. Cela obligera ici et là à trouver des adaptations et des mutualisations. La réforme risque donc de s’engager sur le terrain par la restriction des moyens financiers, incontournable, compte tenu de la situation des finances publiques. Mais j’attends l’Etat sur la nouvelle péréquation. Dans la conduite de ce projet de loi, je pense que l’on a mis la charrue devant les boeufs en instituant un conseiller territorial sans avoir clarifié le devenir des régions et des départements. Je crains une réelle confusion et je doute que la loi puisse s’appliquer dans l’état où elle sortira du Parlement.

Le gel des dotations de l’Etat aux collectivités vous paraît-il gérable pour les finances des départements ?
Pour les départements c’est extrêmement difficile. C’est pourquoi je vais déposer dans les jours qui viennent une proposition de loi en vue d’isoler les crédits consacrés à l’APA, au RSA et à la PCH parce qu’il s’agit d’allocations universelles. En la circonstance, les départements sont en quelque sorte les opérateurs de l’Etat. Je suggère donc que l’on crée un budget annexe dans les comptes du conseil général pour ces trois prestations et que l’Etat s’engage à en couvrir le coût réel chaque année. Pour ne pas grever le déficit public, je suggère que, dans les 12 milliards de dotations que verse l’Etat chaque année aux différents départements, on isole les 4,5 milliards correspondant à ces allocations et qu’à l’avenir cette enveloppe évolue en fonction des dépenses réelles.

Propos recueillis par PHILIPPE MOREAU pour Les ÉCHOS

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Non aux « super-mairies »

le 15 juillet 2010

La réorganisation des services prévoit l’installation de quatre antennes dans le territoire. Cette nouveauté interroge certains élus.

En interne, le chantier dure déjà depuis plus d’un an. Début 2011, tous les services de la Communauté urbaine de Bordeaux vont être réorganisés. Ce chamboulement concernant les quelque 2 600 agents de l’intercommunalité a deux objectifs : rendre plus efficace et réactif le fonctionnement de la CUB et insuffler plus de proximité.

Ainsi, quatre antennes vont voir le jour dans le territoire : à Bordeaux, rive gauche sud, rive gauche ouest et rive droite. Leur but : exercer de manière déconcentrée les fonctions de la CUB sur leur territoire et être plus proches des services des mairies et des usagers. Des agglomérations comme Lyon, Nantes, Nancy ou Toulouse sont déjà passées à cette territorialisation.

Hier matin, les conseillers communautaires étaient invités à valider ce projet d’administration pilotée par la socialiste Françoise Cartron. Projet seulement, car pour les syndicats CGT et CFDT représentant le personnel, mais aussi certains élus, il y a des améliorations à apporter.

Ça chauffe sur la route de Toulouse

« Il n’y a pas lieu de fouetter un chat. » Le maire Alain Juppé a beau vouloir apaiser les tensions qui ont agité le Landerneau bordelais cette semaine, il s’en est fallu de peu pour que les esprits s’enflamment à nouveau autour de la route de Toulouse.

Le sujet est arrivé parmi les discussions hier matin car les élus étaient invités à valider les avenants aux contrats de codéveloppement, documents qui fixent la feuille de route entre la CUB et chaque commune jusqu’à fin 2011. Concernant la route de Toulouse, l’aménagement est finalement suspendu en attendant la validation du schéma de déplacements sur la CUB. « Je ne suis pas choqué que les vice-présidents de la CUB soient intervenus sur le dossier, poursuit le maire de Bordeaux. Il y a quelques réglages à faire entre maires. Le projet n’est pas abandonné. »

Ses adjoints Fabien Robert et Alain Moga avaient trouvé que la lettre envoyée par les deux Verts Gérard Chausset et Clément Rossignol s’apparentaient à un « abus de pouvoir ».

Poids trop fort de la CUB ?

Le groupe Communauté d’avenir (UMP-Modem) a des interrogations sur « la concertation avec le personnel, les lieux où vont être implantées ces nouvelles directions, le flou en terme de coût pour les bâtiments, le nombre supplémentaire de cadres », rapporte Alain Cazabonne (Modem). « Quel poids auront ces directions territoriales. Nous ne voulons pas de super-mairies, poursuit-il. Les mairies doivent garder leur prédominance. »

La nouvelle organisation prévoit l’embauche de 12 cadres supplémentaires. Au moins dans un premier temps, des bureaux devraient être loués sur les différents territoires.

« Cette nouvelle organisation n’a pas l’adhésion du personnel. Sans cette adhésion, cela ne fonctionnera pas », dit aussi Patrick Pujol (Commuanuté d’avenir). « Les agents ne sont pas suffisamment partie prenante », insiste Michèle Iste (Parti communiste). Son groupe ne voit pas forcément d’un bon œil la territorialisation. « La rive droite va rester avec ses problèmes, Bordeaux restera centrée sur elle-même. Nous allons gommer notre image de solidarité », ajoute-t-elle.

Personnel encore inquiet

Une vision que les défenseurs du projet corrigent. Pour Michel Héritier (PS), la création de ces quatre antennes répond à une demande ancienne des maires pâtissant de la lourdeur des services communautaires pour répondre à des problèmes sur leur commune. « Il y a des inquiétudes du personnel, c’est normal, relève le vice-président en charge des ressources humaines, Bernard Seurot (Communauté d’avenir). Quand ils sont depuis 10 à 15 ans en poste et qu’ils vont être déplacés, on peut les comprendre. »

Le dialogue va ainsi se poursuivre dans les mois prochains. À ces questions encore en suspens, Alain Juppé estime qu’il faut y répondre avec un objectif : « Rendre le meilleur service au meilleur coût aux habitants de la CUB. »

« Nous ne sommes pas une collectivité, mais un établissement intercommunal. Le maire restera au cœur du processus décisionnel, rassure aussi le président socialiste Vincent Feltesse. Cette réorganisation est nécessaire pour mettre en place nos ambitions politiques. » Au-delà de ces quatre nouvelles antennes, des directions comme celle de l’habitat, des espaces naturels, des déplacements vont voir le jour.

Les élus communistes votent contre le projet, Michel Pujol s’abstient.

Cinq équipes choisies pour 50 000 logements. Cinq groupes d’architectes et urbanistes ont été sélectionnés pour préparer la réalisation de 50 000 logements autour des axes de déplacements. Les équipes de Djamel Klouche, Alexandre Chemetoff, Lacaton et Vassal, Rem Khoolas et l’atelier belge 51 N4E ont jusqu’à la fin de l’année pour proposer leurs idées pour aménager ces espaces.

La CUB à la biennale de Venise. Bordeaux, comme Nantes et Lyon, sera l’une des vitrines du pavillon français à la Biennale d’architecture de Venise qui débute le 29 août. Le thème retenu est l’éloge du vide, autrement dit les espaces urbains vides. L’occasion pour la Communauté urbaine de mettre en avant l’aménagement des Bassins à flot et des 50 000 logements autour des axes de transports.

QUELQUES CHIFFRES

76,9 C’est en millions d’euros, l’enveloppe du budget supplémentaire. Le groupe Communauté d’avenir s’abstient, souhaitant qu’une enveloppe de dix millions d’euros des excédents de l’an dernier soit mise de côté pour les travaux à venir de mise en accessibilité de la voirie.

1,7 C’est en million d’euros, la somme débloquée pour résorber les discontinuités cyclables.

Sud Ouest : Laurie Bosdecher

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Un coquillage à conserver

le 8 juillet 2010

Hier, les architectes du cabinet Obras, gagnants du concours, ont présenté leur projet d’aménagement du secteur à des habitants sceptiques sur certains détails.

Frédéric Bonnet, l’architecte-urbaniste du cabinet Obras, a la métaphore poétique pour parler du secteur de Saint-Michel que son équipe est chargée de réaménager. « C’est un coquillage », dit-il à propos de cet espace compris entre Garonne (lui dit « le fleuve ») et Capus, et qui enserre la place « Saint Mich’». Pas que le coin ait le décor nacré mais sa forme, avec ses « lignes pliées » qui viennent du fleuve ou coulent dans son sens en se croisant selon des angles… courbes, a la simplicité et la complexité mêlées d’un coquillage. Dans le même style, la flèche est « un personnage urbain » et l’aménagement prévu un « fil d’Ariane ».

La mixité en principe

Les habitants venus hier soir assister à la première réunion de concertation sur le projet validé lors du dernier Conseil municipal ne réclament pas forcément tant de recours à la mythologie mais peuvent être rassurés. Non, le cabinet Obras ne va rien casser. Et surtout pas la mixité d’usage et la qualité architecturale qui ont tellement frappé les Parisiens quand ils sont venus préparer leur concours. Ça tombe bien, le respect de l’identité « saint-michelienne », faisait partie du cahier des charges défini à l’occasion des réunions de concertation (déjà) précédant le concours. Pas question, sur le papier, de fermer le quartier par des bornes d’accès, d’aseptiser le marché, de « boboïser » le secteur. Frédéric Bonnet et les siens promettent d’embellir la place à petites touches, avec des pavés de bois sur une partie, une meilleure accessibilité du jardin de la basilique et de fluidifier la circulation vers les Capucins. « L’idée, sur la place, c’est de mettre en valeur son tracé en faisant en sorte que l’orientation des pavés conduise naturellement vers les rues qui en partent », précise l’architecte.

Nouvelle concertation

Tout de même, plusieurs concertations valent mieux qu’une. Cette fois, il s’agit de permettre aux habitants de donner leur avis sur quelques idées, grâce à un questionnaire très précis débattu autour de tables rondes pilotées par des animateurs recrutés parmi le personnel municipal. Le fameux questionnaire sera mis prochainement en ligne sur le site bordeaux.fr, une seconde réunion de concertation est prévue le 13 juillet et les esquisses sont montrées jusqu’à la même date au 29 rue des Faures. Quant à Frédéric Bonnet, il promet que « maintenant qu’un point de vue est établi, les curseurs peuvent bouger ». Comprenez : le coquillage n’est pas scellé. En attendant, une centaine de personnes sont venues, « y compris des gens que je n’ai jamais vu », assure Fabien Robert, l’adjoint du quartier.

Le diable est dans les détails, comme dit l’autre. On s’entend mal autour des tables rondes du centre social et, surtout, les habitants ont quelques doutes sur certains aménagements. Va pour le principe général, pourvu que la mixité revendiquée par les uns et les autres soit bel et bien au rendez-vous après les travaux, pourvu que les deux ans de chantier, de fin 2011 à fin 2013, ne la condamnent pas d’entrée de jeu. Passe encore pour les pavés de bois, à condition que l’usage intensif de la place ne les abîme pas, d’où de multiples interrogations sur l’essence qui sera employée (a priori, il y en aura plusieurs, et pas que du pin). Mais ça commence à coincer quand on parle du marché, invité à « glisser » vers la place du Maucaillou via la rue Gaspard-Philippe. Beaucoup craignent qu’il soit « avalé » par les Capus, voire banalisé, d’autres rigolent franchement quand on évoque la nécessité d’harmoniser les 246 stands, chiffre officiel.

Les lampadaires, des mâts plus hauts et plus design qu’aujourd’hui ont encore plus de mal à passer. « Parce que les nôtres, on peut s’y brancher, ils servent de bancs, bref ils ont une touche qui nous ressemble », lance une habitante. Les potelets en cuivre censés séparer piétons et automobiles restent franchement en travers. Trop « richards » aux yeux des uns tandis que d’autres signalent qu’« ils vont être piqués : dans le quartier, tout le monde a faim ».

Sud Ouest: Catherine Darfay

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« Un abus de pouvoir »

le 6 juillet 2010

Les adjoints Fabien Robert et Alain Moga démentent tout report du projet, contesté, de rénovation de la route. Et épinglent deux vice-présidents de la CUB.

Lors du dernier conseil municipal, il y a une semaine, Alain Juppé s’est montré limpide quant à la future rénovation de la route de Toulouse : « La CUB n’a pas changé son projet. J’en ai discuté avec Vincent Feltesse, ce n’est pas parce que deux vice-présidents correspondent avec un conseiller général à des fins évidemment politiques qu’on modifie un projet : la CUB ne se prête pas à ce genre de manipulations ».

Cette mise au point tombe après plusieurs semaines de flottement autour de ce projet de requalification porté par les maires-adjoints Alain Moga et Fabien Robert. Rappelons que la route de Toulouse est l’un des principaux axes d’entrée, par le sud, de Bordeaux, qu’elle est vieillotte et très engorgée : cette remise à neuf prévoit notamment de la doter d’une bande cyclable d’un mètre de large sur le trottoir, dans le sens Villenave-Bordeaux. Mais plusieurs associations, comme Vélo Cité, Caudérès ou Droits du piéton jugent insuffisante la place accordée par ce projet aux déplacements doux : ils réclament la création, tout le long de la route, d’un couloir réservé aux bus et aux cyclistes, comme sur le cours Victor-Hugo.

Fin mai, ces associations ont reçu le soutien de l’élu socialiste Jacques Respaud. Lequel a annoncé que le projet serait remanié, sur la base d’une lettre écrite par Gérard Chausset et Clément Rossignol, vice-présidents de la CUB chargés, le premier, des transports de demain et le second des déplacements doux. Colère de Fabien Robert et d’Alain Moga, qui tiennent à démentir tout report du projet, tout en regrettant un certain flou au sein de l’exécutif de la CUB.

Le projet de requalification de la route de Toulouse sera-t-il, comme prévu, examiné en juillet ou pas ? Pourtant Jacques Respaud, président du groupe socialiste au conseil municipal, a récemment annoncé haut et fort le report du projet…

Jacques Respaud ment. Il ment quand il dit que le projet est reporté, il ment quand il dit qu’une nouvelle concertation va être lancée en septembre.

Jacques Respaud cite une lettre que lui ont adressée fin mai Gérard Chausset et Clément Rossignol en leur qualité de vice-présidents de la CUB, selon laquelle le projet, «insuffisant», va être «retravaillé»…

Il y a, de la part de ces deux vice-présidents qui ne sont pas des élus bordelais, un abus de pouvoir ! Dans cette histoire, Gérard Chausset et Clément Rossignol ont fait passer leurs amitiés politiques avant la réalité démocratique. Ils se comportent comme des adjoints, sans en avoir la légitimité puisque l’exécutif de la CUB n’est pas désigné au suffrage universel direct. Dans l’état actuel du mode de scrutin, les vice présidents doivent rester des cogestionnaires, qui appliquent le contrat de cogestion. Ce qui est encore plus inouï, c’est qu’Alain Juppé n’a même pas été destinataire de cette lettre envoyée par deux vice-présidents aux associations et à Jacques Respaud… alors que ces travaux auront lieu dans la commune dont il est maire !

Pensez-vous que le président de la CUB, Vincent Feltesse (PS), sera sur votre longueur d’ondes ?

Oui, il se comportera de manière correcte. Nous ne pensons pas qu’il cautionne cette initiative de deux vice-présidents. Il faut dire qu’on se demande comment ils vont voter vendredi, quand sera présenté ce projet qu’ils critiquent dans leur courrier…

Au Conseil le 9 Juillet

La CUB a confirmé jeudi que le projet de requalification de la route de Toulouse figurera bien à l’ordre du jour du prochain conseil communautaire, vendredi, le 9 juillet. Pas de report donc : il sera examiné dans le cadre des « contrats de codéveloppement » qui balaient les opérations que mène la CUB sur le territoire des communes en voirie, en assainissement… En revanche, la réalisation de ce projet est mise « en attente » (c’est spécifié) du bouclage du Sdodm, schéma directeur des déplacements métropolitains qui doit être adopté d’ici la fin de l’année.

Quant aux assos…

S’ils sont remontés contre certains de leurs collègues de la CUB, Alain Moga et Fabien Robert comprennent en revanche que les associations aient souhaité infléchir le projet. « Les associations sont dans leur rôle, c’est légitime. Dans une démocratie, il y a pouvoirs et contrepouvoirs… c’est normal. En revanche, ce qui n’est pas normal, c’est la récupération politique du travail de ces associations » Trois associations ont manifesté des réserves sur ce projet : Vélo-Cité, Caudérès (association de riverains) et Droits du piéton.

sud ouest: Julien Rousset

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La place pavée de pin

le 28 juin 2010

Le projet de rénovation de la place, porté par le cabinet Obras, doit être discuté aujourd’hui en Conseil municipal. S’ensuivra dès juillet une concertation.

Le Conseil municipal se prononce aujourd’hui sur le choix d’Obras architectes, lauréat du concours portant sur la requalification de la place Saint-Michel.

D’une cinquantaine au départ, les candidats potentiels n’étaient plus que cinq à l’issue d’un premier passage devant jury. L’agence, gérée par Marc Bigarnet et Frédéric Bonnet, a fait la différence à l’occasion du second tour de table.

Pourquoi eux ? « Parce que leur projet respecte les grands principes que l’on avait fixés, en particulier sur les usages de la place. Je veux parler du marché », a dit le maire, samedi, lors d’un point presse dans le quartier.

136 places de stationnement

Deuxième argument, Obras garantit au terme des travaux le même nombre de places de marché qu’aujourd’hui. Enfin, conformément à une concertation préalable, les habitants retrouveront 70 % du stationnement légal, soit 136 places. Toutefois, l’aménagement d’une « zone 20 » donnera la priorité aux piétons. Rue des Faures, le stationnement sera largement supprimé afin d’élargir les trottoirs et conserver le caractère commerçant de la voie.

Au-delà de ces considérations, le parti d’aménagement a séduit. Son principe : créer une grande unité, des Capucins à la place Duburg. Exit donc les trottoirs et emmarchements. L’espace public sera au même niveau sur l’ensemble de la surface. Mais surtout, les architectes prévoient la pose des pavés de bois sur une partie du site. L’originalité a fait mouche. Le choix de l’essence aussi. Ce sera du pin. En l’occurrence, des arbres mis à terre par la dernière tempête. En tant que Landais, Alain Juppé ne pouvait qu’acquiescer.

Quel sera le dosage entre la cale bordelaise, les pavés de bois et ceux de pierre ? L’équilibre sera tranché dans le cadre de la concertation qui s’ouvre le 1er juillet. Elle se prolongera jusqu’à fin septembre. En effet, les architectes ont souhaité un projet ouvert et évolutif, tenant compte des aspirations de la population de Saint-Michel. Il ne s’agit pas d’ébranler la philosophie générale du projet mais de libérer la parole sur un certain nombre de préoccupations comme l’éclairage, la collecte des déchets. « L’installation de bacs enterrés est-elle judicieuse ? Il faudra regarder cela de près. Pareil pour le mobilier urbain. On nous propose de la fonte et du bronze. Personnellement, je serai très attentif à la résistance des matériaux », avertit l’édile.

Quid de l’ouverture au public des espaces végétalisés aux abords de la basilique ? Là encore, la concertation dira si oui ou non le périmètre des grilles entourant le monument est susceptible d’évoluer.

Réunion, comité et expo

Autre sujet épineux : le chantier entraînera le déménagement du marché pendant plusieurs mois. Fabien Robert, maire adjoint de quartier, assure que les commerçants non sédentaires seront consultés sur le choix du lieu d’implantation provisoire. À ce jour, le transfert des étals vers l’esplanade des Salinières tient la corde.

Comment s’organisera la concertation ? Dès le 1er juillet, des esquisses du projet seront présentées dans un local, rue des Faures. Parallèlement, un questionnaire sera mis en ligne sur le site de la ville de Bordeaux (1).

La population sera invitée à deux réunions publiques, les 6 et 13 juillet, au centre d’animation de Saint-Michel, rue Permentade. Un comité d’accompagnement de la requalification fera le lien jusqu’à l’achèvement des travaux. Par ailleurs, une concertation spécifique sera menée en direction des commerçants sédentaires. Le maire promet un accompagnement pour les plus pénalisés d’entre eux. Sous quelle(s) forme(s) ? « On verra si on peut prévoir des exonérations d’impôts locaux ou de redevances comme les droits de place. On sollicitera aussi le programme Ouc (opération urbaine collective), qui prévoit l’ouverture de crédits pour embellir ou moderniser des commerces. »

Le cabinet Obras présentera sa mouture définitive en février 2011. Le temps de lancer l’appel d’offres, l’aménagement débutera fin 2011, pour une livraison deux ans plus tard. Le coût de l’opération, estimé à 13 millions d’euros, sera financé à 60 % par la CUB et à 40 % par la Ville.

Sud Ouest olivier delhoumeau

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Cazabonne et les siens

le 15 juin 2010

Le maire vient d’être distingué. Il n’oublie pas ceux qui l’accompagnent.

Chevalier dans l’ordre national du Mérite : Alain Cazabonne vient d’en recevoir les insignes des mains d’Alain Juppé, maire de Bordeaux. 300 personnes avaient rejoint la salle du Conseil du château Peixotto, vendredi soir. Parmi elles, le préfet de région Dominique Schmitt, ainsi que les principales personnalités du MoDem et de l’UMP.

« Le nombre et la qualité des amis réunis autour de toi suffisent à montrer combien tu es une personnalité attachante, dit l’ancien Premier ministre. Tu donnes de l’engagement politique une belle image, celle de la conviction, de la fidélité à des valeurs.»

Les références

M. Juppé ajoute : « Jacques Chaban-Delmas est l’une de tes références, comme Gérard Castagnéra (le précédent maire, dont Alain Cazabonne était l’adjoint, NDLR) et il faut souligner le travail formidable de réaménagement du centre-ville effectué sous ton mandat.»

L’élu UMP met aussi en exergue « les qualités de proximité » de son alter ego talençais, sans oublier « la CUB où nous faisons équipe depuis quinze ans avec notre groupe Communauté d’avenir, un bel exemple du respect mutuel qui existe entre nous, en transcendant les clivages partisans ».

L’équipe

Alain Cazabonne « attache beaucoup de prix à cette distinction. Je ressens une grande émotion aujourd’hui. Avant, je ne voyais pas pourquoi j’aurais été distingué. Mais je suis devenu maire, avec l’énorme charge de travail que cela représente et je suis très fier de l’immense transformation que nous avons menée à Talence. J’ai conscience aussi de devoir y associer toutes celles et ceux qui m’ont suivi tout au long de ces années, plus mon administration exceptionnelle ! »

Sud Ouest/Patrick Faure

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Le pont Bacalan Bastide commence à… flotter

le 14 juin 2010

GTM-Vinci fait appel au principe d’Archimède pour transporter les premiers éléments en béton du pont levant, de Bassens à Bacalan, leur lieu d’implantation.

Du haut de ses nuages, le brave Archimède doit se friser la barbe ! Il y a longtemps qu’on connaît son principe sur la flottaison des corps mais là, reconnaissons-le, on avait quelques doutes.

Comment les premiers éléments en béton du pont levant Bacalan Bastide, des pièces de 2 000 à 6 000 tonnes !, cloués au sol de la forme de radoub de Bassens allaient-ils bien pouvoir décoller et naviguer comme des bouchons de liège ? Eh bien, depuis hier, ils flottent et, comme prévu, ils vont pouvoir être acheminés par voie fluviale jusqu’à leur lieu d’implantation. Dès ce dimanche (voir ci-contre). Pour bien saisir l’importance et l’originalité de la manœuvre, il est nécessaire de revenir en arrière.

Comme des bateaux

Les eaux tumultueuses de la Garonne ne permettant pas toujours de travailler dans de bonnes conditions, GTM-Vinci a décidé de préfabriquer les socles des pylônes du futur pont (44 mètres de long, 18 mètres de large, 15 mètres de haut) et leurs îlots de protection (18 mètres de diamètre, 15 mètres de haut) au-delà du chantier.

Vu le volume et le poids des pièces, difficile cependant d’imaginer ensuite un transport par route. Aussi, les ingénieurs ont-ils eu l’idée de les fabriquer dans la forme de radoub du port de Bassens, un bassin collant au fleuve et duquel les pièces pourraient sortir et être tractées comme des barges. Une « première » dans l’histoire de GTMVinci. « Jamais nous n’avons utilisé cette façon de faire », confie Gilles Vanbremeersch, patron du chantier.

La forme de radoub a donc été vidée et là, de novembre à mai, les trois premiers éléments en béton du pont ont été coulés : l’embase des pylônes rive droite et ses deux îlots de protection. Des pièces géantes.

Il ne restait plus qu’à vérifier, cette semaine, si la solution retenue était une idée de génie. « Selon les bureaux d’étude, les pièces allaient obligatoirement décoller alors que l’eau atteindrait 8, 20. À 8,15mètres, les pièces ont commencé à flotter. Une précision dans les calculs tout à fait incroyable », souligne, admiratif, Jean-Louis Troque qui intervient sur le chantier pour le compte de la CUB.

Aidés par trois remorqueurs

Depuis hier, en effet, les pièces flottent et vont ainsi pouvoir, comme prévu, prendre la voie du fleuve. Avec l’aide de trois remorqueurs venus tout spécialement de Rotterdam pour les manœuvres, un remorqueur pour tracter, un remorqueur pour pousser, un troisième pour soutenir la manœuvre « au cas où ».

Une fois sur place, chaque pièce sera alourdie afin qu’elle glisse dans l’eau et se colle au fond de la rivière. Ce seront les premières pièces du futur pont visibles à Bacalan, le début aussi d’une nouvelle phase d’un chantier qui n’a visiblement pas fini de nous surprendre.

J-P Vigneaud

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